Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pourquoi la DAC se manifeste dans certaines régions anatomiques plus que dans d’autres cette question est un serpent de mer qui connait des pics d’intérêt à chaque décennie (populations mastocytaires différentes, macération/friction…). Une thèse de l’Université de Berne vient apporter une pierre à l’édifice.

L’auteure a étudié à partir de cadavres de chiens sains la structure de la peau des zones prédisposées et couramment épargnées. Dix paramètres sont passés au crible : épaisseur épidermique hors couche cornée, nombre de couches des différents strata, kératinocytes Ki67+, complexité de l'interface dermo-épidermique et 4 paramètres de vascularisation : densité, nombre, taille et proximité des vaisseaux.

généré par NotebookLM
Infographie résumant l'ensemble des résultats de cette étude

Quatre caractéristiques ressortent comme associées à la fréquence régionale de lésions de DAC.

1. Epiderme épais

L'épiderme est le plus épais dans l'espace interdigital palmaire (22,32 µm) et le plus mince en région lombaire (11,88 µm).

2. Stratum spinosum plus développé

+0,008 couche par point de prévalence ; p = 0,00284. Il nexiste par contre pas d'association significative pour le stratum granulosum ni pour le nombre de couches du stratum corneum.

3. Interface dermo-épidermique moins sinueuse

Les zones fréquemment atteintes présentent en moyenne une interface dermo-épidermique plus plane.

4. Plus de vascularisation

La densité vasculaire du derme papillaire augmente avec la prévalence de DAC : +0,36 µm² de vaisseau/1 000 µm² de derme papillaire par point de prévalence ; p = 0,000278. Le nombre de vaisseaux augmente également avec la prévalence (p = 0,00813), alors que leur taille individuelle n'est pas significativement associée à la prévalence (p = 0,111).

Cette étude ne nous aide pas vraiment à répondre à la question princeps, mais elle a l’avantage de montrer que la peau saine n'est pas un tissu architecturalement uniforme et qu’il existe des éléments anatomique qui pourraient expliquer la prédilection pour certaines régions anatomiques : épiderme plus épais / stratum spinosum plus développé → interface dermo-épidermique plus plane → vascularisation papillaire plus importante.

Elle ouvre ainsi une piste physiopathologique intéressante : la topographie de la DAC pourrait ne pas dépendre uniquement de l'exposition allergénique ou de l'inflammation ; le tissu sur lequel survient cette inflammation n'est peut-être pas équivalent d'une région à l'autre.

Aguirre DJ. Skin architecture in context of canine atopic dermatitis: a micro-anatomical analysis across different body regions. University of Bern, 2026

 

Tag(s) : #dermatite atopique canine, #anatomie, #chien, #peau
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :