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Une étude rétrospective publiée dans Veterinary Dermatology tend à montrer qu’il serait intéressant chez les chiens répondant mal ou insuffisamment à l’oclacitinib ou au lokivetmab seuls d’avoir recours aux deux en même temps sur a minima 1 mois. C’est ce que les auteurs nomment COLT pour combined oclacitinib and lokivetmad therapy. Quoi de plus efficace que les acronymes anglosaxon !

Il ne s’agit pas d’une étude prospective, mais d’une étude rétrospective sur dossier dans laquelle le critère est la satisfaction propriétaire et une réduction de 2 points d’un score de prurit noté sur 10.

Le lokivetmab est prescrit à plus de 2 mg/kg (AMM US) et l’oclacitinib à la dose de l’AMM deux fois par jour dans le protocole COLT (les chiens étaient auparavant soit en prise quotidienne soit en prise biquotidienne).

Dans les 44 cas étudiés, une amélioration de 2 points du score pVAS est observé chez 27 d’entre eux. On notera que les 7 chiens qui étaient traités auparavant avec deux prises quotidiens d’oclacitinib ne répondent pas au COLT.

Même si les auteurs concluent à l’intérêt de cette approche, les résultats sont très décevants (amélioration partielle) et l’étude comporte de nombreuses et importantes limites à commencer par la très faible analyse des causes d’échec :

  • Alors que les chiens présentent des formes assez sérieuses au regard des scores cliniques (PVAS moyen de 7 à 8 selon les groupes), aucun n’a de traitement anti-infectieux.
  • Les auteurs admettent que la vérification des traitements APE n’est pas possible de façon rigoureuse dans les dossiers
  • Une réduction de de 2 points sur 10 d’une échelle subjective est un critère très faible et aléatoire.
  • Pas d’évaluation de score de qualité de vie

L’approche proposée par les auteurs est on ne peut plus discutable. Avant de doubler un traitement et dégainer un COLT, il est bien plus habile de se poser la question de la cause de ces échecs : observance, complications infectieuses, traitement APE insuffisant, soins topiques irritants… erreur de diagnostic… C’est beaucoup moins onéreux et souvent plus efficace.

Enfin, proposer des monothérapies au long cours sur une maladie multifactorielle aux aspects changeants relève de l’utopie simpliste et expéditive. La DAC n’est pas une maladie qui se traite avec un médicament tout seul. Le fantasme de la panacée, s’il fait les beaux jours des réseaux sociaux, n’a rien à faire dans une revue médicale.

 

BACHTEL, J. C. & SNIDOW, M. (2025) Efficacy of Combination Oclacitinib and Lokivetmab Therapies After Monotherapeutic Failure in 44 Dogs: A Retrospective Study. Vet Dermatol

Tag(s) : #dermatite atopique canine, #chien, #oclacitinib, #lokivetmab
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