Depuis une quinzaine d'années, de nombreuses études suggèrent que la pollution atmosphérique ne se contente pas d'augmenter la quantité de polluants inhalés : elle modifie également le pollen lui-même, en influençant sur sa composition protéique et son potentiel allergénique. Une équipe serbe s’est attachée à déterminer si deux graminées majeures (Dactylis glomerata et Lolium perenne) présentent des modifications biologiques lorsqu'elles poussent en environnement industriel et routier par rapport à un environnement rural.
Les résultats sont spectaculaires :
- Le pollen urbain éclate beaucoup plus facilement libérant des particules subpolliniques (SPP) responsables d'une pénétration profonde dans les voies respiratoires.
- Les métaux lourds s'accumulent dans le pollen
- Chez Dactylis urbain : arsenic ×10 et cadmium ×5.
- Chez Lolium : nickel x2 et indium x5.
Le pollen agit donc comme un véritable bioaccumulateur de pollution environnementale.
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- Le protéome est modifié avec l’augmentation de certains allergènes majeurs et une augmentation d'environ 30 % de protéines solubles dans Dactylis urbain.
- L’allergénicité des pollens urbains augmente
- Les HAP sont plus nombreux. Ainsi des hydrocarbures aromatiques polycycliques sont retrouvés uniquement dans le pollen urbain (acénaphtylène, anthracène) ou y sont en plus forte concentration (fluoranthène, pyrène).
La principale conséquence possible pour nos chiens est un accroissement de l’exposition aux polluants par l’accumulation de pollens dans le pelage.
Les variations d’allergénicité et de comportement des pollens rendent encore plus difficiles l’interprétation des sensibilisations polliniques
En pratique, à défaut de l'aller vivre loin des villes il faut laver les chiens atopiques pendant les périodes de forte pollinisation
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