Une étude longitudinale multicentrique (clientèles généralistes et spécialisées) menée en Suisse sur deux mois chauds et deux mois froids montre que les ectoparasitoses ne représentent plus qu’une très mince partie des causes de prurit chez le chien (7%).
/image%2F0916075%2F20250716%2Fob_0bfd78_maladies.png)
Ceci est probablement le reflet de l’utilisation large des laners (isoxazolines) dont l’observance et le spectre large ont fait de la démodécie une maladie rare. Les deux principales ectoparasitoses diagnostiquées sont la gale, les aoutats et les puces.
Quant aux autres causes de prurit, il s’agit de la dermatite atopique (DAC) et des pyodermites et dermatites à Malassezia. Ces dernières sont observées à 70% chez des chiens atteints de DAC.
/image%2F0916075%2F20250716%2Fob_303efd_pyod.png)
Autant dire que la DAC est LA maladie prurigineuse du chien par excellence aujourd’hui. L’étude des prévalences raciales montre aussi la responsabilité d’un élevage et d’un commerce fous qui ne tiennent pas compte des risques de maladie dans la sélection des reproducteurs. Sans surprise le champion des chiens atopique est le bouledogue français, suivi des Labradors, staffies, Westies, Golden retriever et berger allemand.
/image%2F0916075%2F20250716%2Fob_cfe134_race.png)
Une étude sans surprise donc, mais qui a le mérite d’objectiver ce que nous subodorions au quotidien. Aujourd’hui le réflexe n’est plus au grattage (même si la gale est toujours là) mais avant tout au Scotch pour diagnostiquer les infections.
Face à un chien jeune ou adulte qui se gratte ou se lèche, on peut toujours garder la même trilogie d’hypothèses diagnostiques :
- Ectoparasites
- Infections
- « Allergies »
/image%2F0916075%2F20171129%2Fob_e6403b_monogramme-advetia-rvb-beige.jpg)