Les rapports étroits entre anomalies de barrière et altération de la réponse immunitaire sont nombreuses et complexes.
Alors que chez le chien on a mis en évidence les rôles des cytokines TSLP, IL 33, IL22, IL4, IL13, une autre cytokine pourrait avoir un rôle majeur : l’IL18.
Une recension à paraitre dans le JACI va dans ce sens.
Les données cliniques montrent :
- Des taux élevés d’IL-18 dans la peau et le sérum des patients, corrélés à la sévérité, à la réponse de type 2 et à la dysfonction de la barrière.
- Une association génétique entre variants d’IL-18/IL-18R et risque accru de DA.
- Un rôle probable dans l’activation des cellules Th2 pathogènes, des ILC2, mastocytes, basophiles et éosinophiles, amplifiant l’inflammation cutanée.
- Une induction de l’IL-18 par des agents microbiens (notamment S. aureus et S. epidermidis) et viraux, reliant dysbiose et inflammation.
- Un cercle vicieux : IL-18 altère la barrière (↓ filaggrine, loricrine), ce qui augmente sa propre libération.
L’IL-18 agit donc comme une alarmine, à l’image de TSLP par exemple, produite par les kératinocytes lors d’agressions (UVB, microbes, allergènes) entrainant à la fois une amplification des défauts de barrière et de la réponse Th2. Une nouvelle cible pour des biothérapie ?
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