Un court article paru dans le JAVMA vient mettre des mots sur ce que la prise en charge d’un cas de DAC est dans la pratique quotidienne : faire le tri dans le spectre des soins pour l’adapter au mieux.
Le Spectrum of Care (SOC) n’est pas un nouveau concept, mais une formalisation vétérinaire de principes déjà appliqués en médecine humaine :
- soins proportionnés
- décision partagée
- adaptation aux ressources
- limitation des interventions à faible valeur
Le principe est de ne pas baser toute une prise en charge sur des gold standard ou des recommandations basées strictement sur la médecine factuelle.
La mise en place d’un traitement de fond doit tenir compte, et c’est ce qui en fait son charme :
- des données de la médecine factuelle ou des recommandations d’experts
- des ressources du propriétaire
- de sa capacité à comprendre et mettre œuvre les traitements
- du temps disponible et du but recherché
- du comportement de l’animal
- de la gravité de la maladie (lien)
- de la qualité de vie de l’animal
Les auteurs recommandent pour s’approcher le plus possible de cet objectif
- D’alléger les prescriptions en évitant traitements redondants ou inefficaces, ex : antihistaminiques, association corticoïdes JAKi, AGPI, topiques sans effet…
- D’éviter les examens complémentaires inutiles : tests allergologiques sans ITA envisagée, culture fongique / Malassezia…
- De prendre le temps d’expliquer pour éviter les arrêts précoces ou les erreurs, notamment pour l’ITA, les régimes d’éviction et les traitements anti-infectieux.
- Être à l’écoute du propriétaire sur son vécu du traitement et sa capacité à adhérer au suivi
- De renforcer les collaborations généraliste-spécialiste
Le traitement ne doit pas être imposé mais être le fruit d’une prise de décision partagée.
Il est bien plus important d’expliquer le but du traitement et ses effets positifs ou négatifs que de se perdre en conjecture sur les mécanismes de la maladie.
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