Une nouvelle étude coréenne vient ajouter un élément au rôle de la pollution dans la pathogénie de la DAC (1).
Cette étude ne montre pas qu’il existe une différence entre chiens atopiques (n = 77) et chiens non atopiques (n = 50), mais que le taux de certains métaux lourds dans les poils est corrélé à la gravité de plusieurs scores cliniques ou de critères biologiques :
- Pb et Ni et scores cliniques (CADESI-04, PVAS, PIE).
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- Hg avec certains paramètres et scores CADESI et PIE.
Les chiens les plus exposés avaient des concentrations en IgE et IL-4 plus élevées, indiquant une inflammation allergique accrue.
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Les métaux lourds dans les particules fines pourraient détériorer la barrière cutanée et amplifier l’inflammation de type 2, aggravant la dermatite atopique. Ces résultats soutiennent la théorie de la barrière cutanée, reliant mode de vie moderne, pollution et maladies allergiques.
Cette étude est la première à établir une association entre métaux lourds intérieurs et dermatite atopique chez le Chien. Une étude roumaine n’avait pas trouvé de lien, mais elle s’était contentée de comparer des lots sains et malades sans étudier la gravité de la maladie ou des défauts de barrière, ni l’environnement des animaux(2).
Ces nouveaux travaux confirment l’intérêt d’une approche One Health : les chiens peuvent servir de sentinelles environnementales pour évaluer les risques allergiques partagés avec l’homme.
1. Han J, Cha HW, Eom Y, Kim SJ, Kim HJ. Heavy Metals as Key Environmental Aggravators in Atopic Dermatitis in Companion Dogs: A One Health Perspective. Allergy. 2025.
2. Badea E, Goran GV, Crivineanu V. Hair Mineral Levels in Dogs with Atopic Dermatitis. Bulletin UASVM Veterinary Medicine. 2016;73(2):451–3.
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